Témoignage : un cas d’envoûtement

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J’aime beaucoup les témoignages, car ils prouvent que le démon existe et qu’il peut nous nuire. Ce témoignage très humble, très émouvant est tiré du livre de Dom Gabriele Amorth « Nouveaux récits d’un exorcisme ». Je vous le partage afin de vous faire prendre conscience que le Mal Absolu frappe partout. Et en ces temps obscurs, il est bon de rappeler que nous n’avons qu’un seul ennemi, qui nous montre plusieurs visages.

 

 

Le témoignage

Extrait de livre « Nouveaux récits d’un exorciste » de Gabriele Amorth. Pour mémoire, Gabriele Amorth était exorciste à Rome.

« Madame Nadia appartenait à une famille traditionnelle catholique : prières quotidiennes, messe le dimanche et les jours de fête, confession fréquente, communion une fois par semaine. Son mari, commerçant de haut niveau, partageait la foi et les pratiques de sa femme. Surmontant leur regret de n’avoir pu avoir d’enfants, ils se décidèrent à adopter une petite fille et un petit garçon qui leur furent confiés par le tribunal des mineurs.

Ce fut le début de jalousies de la part de membres proches de la famille, qui craignaient de ne plus recevoir d’aide financière et qui comptaient bien un jour hériter. Le frère de Nadia avait épousé une femme ayant de fortes tendances au spiritisme et à la sorcellerie.

En 1978, commencèrent pour Nadia des troubles de santé d’autant plus déroutants qu’auparavant elle jouissait d’une bonne santé. Organes particulièrement touchés : le cœur, le foie et la rate. Les traitements médicaux n’obtinrent ni guérison ni soulagement. Puis, commencèrent des difficultés pour prier, refus de l’Eucharistie, tentations de blasphémer contre le crucifix et la Vierge ; de véritables blocages qui l’empêchaient de participer à des célébrations religieuses et d’écouter des prédications.

Durant l’été 1988, Nadia dut se soumettre à une intervention chirurgicale : ablation de la vésicule. Cette intervention ne donna pas les résultats espérés et le médecin traitant conseilla une cure thermale. Là, Nadia eut des troubles violents pour lesquels elle eut recours au médecin du lieu. Après avoir bien écouté l’histoire des maux de la patiente et après l’avoir examinée, le médecin lui demanda si elle était croyante. À la réponse affirmative, il lui dit franchement : « Ce dont vous souffrez dépasse la science médicale ; je vous conseille de consulter un prêtre et, si vous voulez, je vous en indique un par loin d’ici, qui me semble répondre à votre cas. »

Le prêtre aida Nadia pour la prière, il l’encouragea à la lutte spirituelle à laquelle tout chrétien est appelé, et il prononça sur elle des prières de délivrance. Bien entendu, ces prières, dites à plusieurs reprises, provoquèrent de telles réactions qu’elles éveillèrent les soupçons du prêtre, qui donna le conseil suivant : « Vous avez besoin d’un prêtre-exorciste. Faites-en la demande à votre évêque et, si vous n’avez pas de chance, adressez-vous à un autre évêque. »

Les conjoints retournèrent chez eux et se renseignèrent aussitôt après de l’évêché, où on leur indiqua l’exorciste diocésain. Celui-ci les reçut chez lui le 16 août 1988. Après un examen approfondi, pour lequel trois rencontres furent nécessaires, le prêtre fit des prières de délivrance dans le but de briser les liens entre Nadia et les personnes qui lui faisaient du mal : une amie qui était jalouse des enfants que Nadia avait adoptés et qui voulait la faire passer pour folle ; la belle-sœur qui se vouait à la sorcellerie ; des employés de maison que les conjoints avaient engagés pour leur maison de campagne.

Cette maison de campagne était entourée d’un vaste terrain agricole et on y entendait des bruits étranges. On finit par apprendre que les précédents propriétaires étaient membres de sectes sataniques, ce qui faisait qu’ils participaient à des rites magiques et à des messes noires, qui avaient même lieu chez eux. On procéda à l’exorcisme de la maison et les objets qui paraissaient suspects furent exorcisés et brûlés. De cette manière, la paix revint dans cette maison, mais il restait toujours les blocages qui empêchaient Nadia d’aller à l’église, de communier, de prier, de lire la Parole de Dieu.

Après un nouveau discernement effectué avec la collaboration également d’un psychiatre qui aidait habituellement l’exorciste diocésain, le prêtre décida d’exorciser Nadia. Les premiers exorcismes ne donnèrent pas lieu à amélioration en ce qui concerne les blocages spirituels. Mais les réactions de la patiente démontrèrent avec encore plus de netteté l’absence de symptôme de pathologie psychiatrique, tandis que les réactions démoniaques ne cessaient d’augmenter, jusqu’à rendre Nadia furieuse, montrant toute la force de la possession dont elle était atteinte.

L’exorciste, suivant une méthode déjà éprouvée par lui, s’adressa aux différents démons pour rompre les liens occultes existant entre les personnes négatives et Nadia. Voici la formule utilisée par lui : « Au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ, par les mérites de la Très Sainte Vierge Marie, par l’intercession de saint Michel archange, des saints apôtres Pierre et Paul et de tous les saints, je romps tous liens occultes de magie noire (ou de sorcellerie, ou d’envoûtement…) entre Nadia et toi-même, esprit immonde (si le démon confessait son nom, le prêtre le prononçait) ; je lie tout pouvoir de cet esprit et je lui ordonne de quitter Nadia et de se jeter au pied de la croix de Jésus. »

Nadia réagissait fortement à l’invocation des noms de la Très Sainte Vierge et des saints Pierre et Paul, de saint Michel et des autres noms que le prêtre invoquait : Padre Pio, Jean Paul II, le Curé d’Ars…

De nombreux exorcistes ont l’habitude de se faire dire par les personnes qu’ils bénissent, quels sont les saints pour qui ils ont le plus de dévotion. Peu à peu, Nadia a retrouvé une plus grande facilité pour prier et communier. Il faut reconnaître que le fait que son mari priait avec elle, participait aux rencontres de prière et intervenait lorsqu’il se rendait compte que sa femme en avait besoin, l’a beaucoup aidée. Dans des cas semblables, il est très important que la personne atteinte soit soutenue par quelqu’un qui l’aide.

Continuant les exorcismes, le prêtre s’est servi toujours plus de prières d’intercession : psaumes, litanies, rosaire, prières de louange. Ce sont des prières qui font enrager le démon, au point de le pousser à chercher des compromis : « Tu pourrais te mettre d’accord avec moi… » En premier, ce sont les blasphèmes qui ont cessé. Seul l’exorciste continuait d’être insulté. Mais un jour, le Malin propose : « Laisse-moi six personnes de la famille et je m’en irai ! », tout en désignant qui il veut. Après avoir prié l’Esprit Saint, l’exorciste a prié pour rompre tous les liens de magie noire, d’envoûtement, de sorcellerie, avec chacune des six personnes que le Malin voulait pour lui. Entre-temps, le démon devenait de plus en plus furieux. Lorsque le prêtre a ensuite consacré chacune de ces six personnes au Cœur Immaculé de Marie, le démon a hurlé comme un désespéré : « Si tu me les prends, qu’est-ce qui me reste ? Qu’est-ce que je vais devenir ? »

Au moment où nous écrivons (1992), Nadia n’est pas encore totalement guérie, mais presque ; les progrès sont constants. Notons certaines choses pouvant être utiles à d’autres. Nadia fait un grand usage, avec beaucoup de foi, de l’eau bénite, aussi bien pour faire le signe de la croix que pour la boire. Durant les exorcismes, elle est très sensible aux onctions d’huile. Elle a aussi reçu avec une grande dévotion l’onction des malades. Elle se confesse souvent, de même que son mari, et elle affirme que ce sacrement la fortifie beaucoup. Également les enfants adoptifs, de vingt et vingt-deux ans, ont bénéficié des effets de cette intense vie de prière. La présence de plusieurs démons est devenue manifeste, avec à leur tête Asmodée (nom biblique qui indique l’un des démons les plus forts.) Souvent, le prêtre a insisté sur la date de baptême de Nadia et obtenu de bons résultats. Lors d’un exorcisme, l’évêque lui-même est intervenu et a ensuite manifesté sa satisfaction aussi bien pour la façon dont les choses s’étaient déroulées que pour avoir pu participer. »

Les conclusions

L’histoire de Nadia se passe dans les années 80 jusqu’au début des années 90, mais est encore d’actualité aujourd’hui. Quelles conclusions pouvons-nous tirer de ce témoignage ?

Notons que Nadia et son mari menaient une vie pieuse, tranquille ; le couple ne manquait de rien. Seule ombre à leur bonheur, il ne pouvait pas avoir d’enfants. Mais, ils ont réussi à en adopter deux. C’est à partir de là que les choses ont dégénéré. La famille de Nadia, jalouse, a utilisé la magie pour posséder Nadia, pour la détruire, pour détruire la famille et le couple. Mais Dieu veillait sur elle et l’a mise sur le chemin d’un médecin, puis d’un prêtre-exorciste qui a su la délivrer.

Voyez comment la jalousie peut faire des ravages. La jalousie mène à l’envie qui mène au démon. C’est une équation simple. Ajoutons, dans le témoignage de Nadia, une histoire d’argent et vous obtenez un cocktail explosif.

Quelques personnes de sa famille ont envoûté Nadia, car elles ne voulaient pas qu’elle ait des enfants, elles ne voulaient pas perdre un héritage, ne voulaient pas perdre leurs privilèges. C’est bien une idée diabolique que de vouloir détruire quelqu’un par jalousie et pour l’argent.

Aujourd’hui, l’argent est en train détruire notre monde, notre société. Derrière l’argent se cache Satan qui se dissimule sous plusieurs visages, banquiers, politiques, chefs d’entreprises, islamistes… L’argent se trouve au cœur de tout, l’argent donne le pouvoir, l’argent nous fait miroiter un bonheur facile, souvent illusoire.

C’est l’argent qui a failli détruire Nadia. Et heureusement qu’elle était croyante et qu’elle a pu se battre. C’est l’argent qui va détruire notre monde, qui va détruire l’humanité si nous ne nous réveillons pas. Nous n’avons qu’un seul ennemi, c’est Satan. C’est à lui qu’appartient l’argent. Nous devons nous débarrasser de cette idée de primauté de l’argent. L’argent entraîne la jalousie, l’envie, le meurtre, le suicide… l’argent ne donne jamais rien de bon. L’argent nous fait tomber dans le péché et nous entraîne dans la désolation. Nous le savons, mais nous fermons les yeux. Des gens se suicident par manque d’argent, d’autres se prostituent, d’autres vendent leurs âmes et sombrent dans l’alcool, dans la dépression, dans la folie. L’argent isole, l’argent rend paranoïaque, l’argent pousse à la perversion, à la cruauté.

Aujourd’hui encore, nous sommes soumis au pouvoir des banques et des grandes multinationales. Ce sont elles qui nous dirigent. Elles sont sans pitié, car l’argent ne connaît pas la pitié. Et pendant que l’on vend des armes à des fanatiques qui veulent nous tuer, les banques nous dépouillent. Est-ce normal ? Non ce n’est pas normal, et pourtant, on continue à vénérer l’argent. Arrêtons ce massacre au plus vite avant qu’il ne soit trop tard.

Marie d’Ange

Pour aller plus loin

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