Le Manipulé

Posted by .

Le ManipuléGenre : Épouvante / Thriller

 

Résumé

Allan est un petit normal. Pourtant, il va sombrer dans la folie et devenir le plus grand meurtrier des États-Unis. Sa vie va basculer à la mort de sa mère où il fait la connaissance de son ami imaginaire qui va l’entraîner dans la désolation. Poussé par son compagnon imaginaire, Allan se transforme en un véritable monstre, allant jusqu’à tuer plusieurs personnes, jusqu’à l’issue fatale. Folie meurtrière ? Délire schizophrénique ? Possession diabolique ? Rien ne l’arrêtera, sauf la mort.

Interdit aux personnes sensibles

Taille de l’ouvrage : 455 pages

Histoire  inspirée d’un fait réel.

L’attentat de Bath Consolidated School

le manipulé

Ce livre est inspiré d’un fait réel, celui de l’attentat de Bath Consolidated School. Voici un extrait de ce qu’on a pu lire dans les journaux du pire massacre jamais perpétré dans une école américaine :

« Le 18 mai 1927, Andrew Kehoe, 55 ans, fermier de son état, fait exploser l’école de Bath (Michigan, mid-ouest) dont il était également le gardien. Bilan : 45 morts, dont 38 enfants âgés de 6 à 12 ans. Motif : il en avait assez de payer des impôts pour financer des établissements scolaires.
Il est à peine 9 heures lorsque l’explosion retentit ce matin-là dans l’enceinte de la Bath Consolidated School, alors qu’enfants et professeurs font cours. Kehoe vient d’appuyer sur le détonateur depuis l’extérieur de l’établissement, faisant sauter environ 200 kilos d’explosifs qu’il a minutieusement placés dans le sous-sol de l’école, dont il a la clé. Lorsque les secours arrivent, les murs sont détruits, le toit est démoli et des cadavres gisent sous les débris. »

Ce geste terrible a suscité l’effroi dans toute l’Amérique.

Bien sûr, pour les besoins de l’histoire, les lieux, les dates, les évènements ont été modifiés. Et surtout, cela reste une fiction. Tous les personnages sont fictifs. Ce roman n’a pas pour vocation d’expliquer le geste d’Andrew Kehoe.

Un petit extrait

Du haut de ses 6 ans, Allan Kiet contenait avec peine une douleur et une colère d’adulte. Il fixait la statue de l’imposant Jésus crucifié de la petite église de Constantine sans pouvoir en détourner son regard, tout en se frottant la bouche avec la main, geste qu’il faisait sans s’en rendre compte lorsqu’il réfléchissait ou était en colère. Aujourd’hui, il était en colère. Cette croix le révulsait. Comment Dieu avait-il permis qu’un tel drame arrive ? « Espèce de fils de pute, pourquoi tu m’as pris ma mère ? Pourquoi tu l’as laissée mourir ? Jamais je pourrais te pardonner ! T’es plus mon Dieu ! » Et plus le jeune garçon pensait à sa mère, plus il se sentait mal et plus il frottait sa bouche avec sa main, au point de s’irriter la peau. À moitié conscient de ce qui se passait autour de lui, il entendait vaguement la voix monocorde du père MacNeil qui officiait à l’enterrement de sa mère, les pleurs de son père et de ses deux sœurs. C’était atroce. Tout tanguait autour de lui. Les vitraux paraissaient s’éteindre et s’étendre. Ils paraissaient vouloir l’engloutir. L’enfant était au bord de l’évanouissement. Il tourna son regard pour ne plus fixer la croix catholique et croisa celui de Johanna qui le matait avec ses yeux bigleux. Et là, il ne put retenir sa colère. D’un bond, il se leva et se jeta sur elle en hurlant. Il la frappa. Il fit voler ses poings partout, sans pouvoir s’arrêter. Il exultait sa rage auprès de cette femme qu’il avait toujours détestée.

─ Espèce de salope, c’est à cause de toi tout ça, cria Allan tout en frappant la nourrice.

D’abord surprise par la force de l’assaut, Johanna reçut quelques coups au visage avant de chercher à les éviter. Devant son impuissance à contrôler cet enfant enragé, elle appela de l’aide en hurlant. L’assemblée tout entière regardait la scène, pétrifiée. Personne ne bougeait, tant ce qui se passait dans cette petite église de village était surréaliste. Seul Charles Kiet réagit et attrapa son petit-fils qui se convulsait sous la colère.

 

Le grand-père transporta l’enfant, qui se débattait encore en criant, à l’extérieur de l’église et lui ordonna de se calmer. Le vieil homme s’était pris, au passage, quelques coups dans le dos. Le garçon n’arrivait pas à décolérer, et cela malgré l’ordre de son grand-père. Il avait tellement de rage en lui.

Dépité, ne sachant quoi faire pour calmer son premier petit-fils, Charles Kiet lui flanqua une gifle. Jamais il n’avait corrigé un de ses enfants, alors frapper un de ses petits-enfants était inconcevable. Sauf aujourd’hui. Allan ne lui avait pas donné le choix. Il comprenait la douleur de l’enfant. Il ne pouvait pas avoir de douleur plus grande pour un fils que celle de perdre sa mère.

La gifle surprit Allan qui arrêta net de crier et porta la main à sa joue qui rougissait déjà.

─ Reste dehors, dit Charles. Ne retourne pas dans l’église. Attends que la cérémonie se termine et réfléchis à ton acte.

Le grand-père peinait à retenir ses larmes. Il était en colère contre Allan.

─ Ta maman, que Dieu ait son âme, ne doit pas être très contente de ton comportement mon petit.

Puis, il s’engouffra dans l’église et disparut.

Resté seul, Allan voulut fuir ce monde injuste et se mit à courir en hurlant.

─ C’est pas ma faute, pardon maman. C’est la faute de Dieu, c’est lui qui t’a fait mourir ! Pardon maman ! Pardon maman !

À bout de forces, il arrêta enfin sa course effrénée et s’appuya contre un chêne pour reprendre son souffle. De là où il était, il pouvait voir la minuscule église se dresser au loin et entendit les cloches sonner, signant la fin de la cérémonie. En pleurant, il déversa toute sa haine contre l’arbre. Il frappa avec ses petits poings le bois dur en hurlant.

─ Pourquoi Dieu ? Maman t’a toujours servi ! T’avais pas le droit de faire cela ! Pourquoi t’as pas pris cette bigleuse de Johanna à sa place ? J’te prierai plus jamais ! Jamais ! Tu m’entends toi là-haut qui ne fais que le malheur ? J’veux plus de toi ! Ma maman ! Non ma maman !

Allan avait toujours aimé sa mère. Elle ressemblait à un ange, avec ses yeux bleus et ses cheveux blonds. Elle était magnifique et si gentille. Tous les soirs, elle le berçait pour l’endormir en récitant ses prières. Et pourtant, Dieu avait jugé utile de la rappeler près de lui. Allan ne comprenait pas cette injustice. Bientôt, ses mains furent en sang à force de taper le bois dur.

Occupé à déverser sa rage sur l’arbre, l’enfant ne s’aperçut pas de l’homme habillé en noir qui s’approchait de lui.

─ Qu’est-ce qu’il se passe gamin ? Pourquoi hurles-tu autant ? Pourquoi t’acharner contre cet arbre ? Que t’a-t-il fait pour mériter ces faveurs ?

Allan arrêta net de frapper l’écorce du chêne et dévisagea l’inconnu. Une longue capuche noire cachait son visage. Pourtant, il semblait sourire.

─ Ma mère est morte !

─ Aie. Ce sont des choses qui arrivent malheureusement. Ta plainte est une révolte, mais comprime ton gémissement. Viens avec moi, je vais te raconter comment j’ai perdu ma mère alors que j’avais ton âge. Après, tu me raconteras ton histoire. On deviendra peut-être de grands amis, des amis orphelins.

Allan essuya son nez avec le revers de la manche de son veston et se frotta la bouche avec sa main. Un long filet de morve coula le long de sa veste et resta quelques minutes en suspens avant de s’écraser à terre. L’homme s’accroupit devant lui.

─ On pourrait devenir ami gamin et je t’aiderai à te venger de Johanna. Je connais cette Bigleuse qui a tué ta mère. Viens, viens avec moi. Je l’humilierai devant toi. Patiente un peu gamin et laisse-moi t’instruire, laisse-moi te montrer le chemin de la vengeance, car je rends justice aux opprimés.

L’homme lui tendit la main. Allan continuait à se frotter la bouche. Il la ponçait avec sa main. Comment cet inconnu connaissait-il Johanna ? Peu lui importait, il allait l’aider à se venger et cela lui suffisait. Il prit la main de ce nouvel ami, de ce nouvel ami orphelin comme lui. Sa main était glaciale. Autour de lui, une mouche volait et se posa sur sa joue. L’homme la fit partir d’un geste de la main. Au loin, les cloches résonnaient encore. Sa mère allait être mise sous terre. Il ne pouvait même pas lui faire ses adieux, on l’avait chassé. Tous étaient complices de Johanna.

─ Oui gamin. Ta nourrice a ligué tout le monde contre toi. Mais à nous allons nous venger. Je te le promets. La voilà déjà à terre sans pouvoir se relever.

À nouveau la mouche se posa sur la joue d’Allan. Elle était énorme, noire, impressionnante. D’une caresse, l’homme la fit déguerpir.

Allan partit avec son nouvel ami qui lui narra comment il avait perdu sa mère. Allan lui raconta combien il souffrait. Bizarrement, il se sentait bien avec son nouvel ami. Et en sécurité.

 

Comment vous procurer ce roman

Le Manipulé

Ce roman existe en version papier et en version e-book.

Pour la version papier

Exclusivement sur Amazon. Cliquez sur ce lien pour commander votre ouvrage.

Pour la version ebook

 

Sur Amazon

Sur Kobo by Fnac

Sur smashwords (version epub, mobi, pdf, orf…)

 

Note de l’auteur

Je remercie par avance tous les lecteurs qui prendront le temps de me lire.

Écrire un roman, c’est avoir beaucoup de plaisirs et de souffrances. Au bout de deux longues années, j’ai réussi à finir ce roman qui me tenait particulièrement à cœur, car c’est mon premier. Pour ma part, j’y ai mis toutes mes tripes, mes larmes, mes rires…

Il est prévu une suite à ce roman. Avant cela, j’aimerai voir son accueil. Alors, n’hésitez pas à me laisser un petit message, une petite critique, bonne ou mauvaise. Cela me permettra d’avancer.

Comme je le dis plus haut, ce roman n’a pas pour vocation d’expliquer le geste terrible d’un meurtrier. Ce roman a simplement vocation de faire peur, de vous faire frissonner, de vous transporter dans une autre dimension, celle du paranormal et de l’inexplicable.

Bonne lecture

Marie d’Ange

4 Responses to “Le Manipulé”

  1. Ludo

    À peine commandé, reçu à la maison, livraison très rapide pour ce livre d’une auteure qui mérite d’être connue.
    Ce roman se lit sans s’arrêter tant il est prenant, on tourne les pages sans pouvoir s’arrêter. L’histoire inspirée d’un fait tristement réel fait froid dans le dos, et le talent de l’écrivain éclate sur plus de 300 pages pour nous faire traverser une palette de ressentis allant de l’horreur au suspense en passant par quelques traits d’humour.
    Superbement construit, je ne regrette pas mon achat et j’ai découvert une auteure française à suivre de près, je ne peux que le recommander.

    Répondre
  2. Tany

    Très bon livre avec un style très fluide, prenant et on veut savoir la fin. Pour tous les amateurs de thriller et de surnaturel c’est un livre à ne pas louper.

    Répondre
  3. Laurence

    Un des meilleurs romans que j’ai pu lire ces dernières années!!
    Cet auteur que j’ai découvert avec son ouvrage « L’application maléfique », est un des nouveaux auteurs incontournables du moment!
    Ce roman vous fait réflechir, vous donne la chair de poule et vous empeche de fermer le livre avant la fin tellement l’histoire est prenante!
    Amateur d’histoires vraies, de paranormal, de terreur n’hésitez pas!! Je recommande vivement!
    J’apprecie grandemant le style de l’auteur à la fois riche mais facile à lire.

    J’attend la suite avec impatience!!!

    Répondre
  4. Roots

    Très bon livre, très bien écrit, une auteure que je continuerais à suivre, je recommande à tout les fans du genre!

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *